Les communiqués  
 

 

   

Vote du 29 Mai sur le référendum à la Constitution Européenne

 

Les Françaises et les Français ont voté. Le peuple a donc tranché : interrogé sur sa volonté de ratifier le projet de traité instituant une constitution européenne, il a nettement et clairement répondu « NON ».

1. Le premier devoir d’un démocrate est de prendre acte de ce verdict et de respecter le vote de nos concitoyens. Le respect du fait majoritaire est la règle de base de la vie en démocratie et quiconque s’en écarte porte des coups mortels à celle-ci. Imagine-t-on ce que serait notre vie ensemble dans la République si, par exemple, le Président de la République disait « les Français ont voté mais moi j’applique le contraire » ? Ce serait une faute grave, impardonnable. Respectons le suffrage de nos concitoyens.

2. Une seule chose dont je suis sûr, parce que de nombreux électeurs de ma circonscription me l’ont dit et répété tout au long de cette campagne, c’est que l’impopularité de CHIRAC et de RAFFARIN a lourdement pesé dans ce scrutin. Le peuple français et, en particulier, les électeurs de Gauche ont voulu les sanctionner sévèrement pour la politique menée par le gouvernement depuis trois ans, pour la situation économique, sociale et morale de la France et ils ne s’en sont pas privés.

CHIRAC paye aujourd’hui au prix fort sa trahison honteuse, et choquante moralement, du vote de 2002 : élu avec 82% des voix sur un pacte républicain, il n’a su faire que la politique de ses 19% du premier tour et les Français s’en sont souvenus.

C’est dommage pour l’Europe, mais en politique, il y a une morale.

3. Une seconde chose dont je suis sûr, c’est que l’Europe a besoin d’un débat démocratique et que celui-ci ne peut pas se résumer à une séance tous les 12 ans ! Chirac, Président depuis 10 ans, porte là aussi une écrasante responsabilité. Mais tous les responsables politiques, de droite- et parfois aussi de gauche - qui nous expliquent lâchement à longueur d’année que tout ce qui va bien, c’est grâce à eux et tout ce qui va mal « c’est la faute à Bruxelles », portent, aujourd’hui une lourde responsabilité.

4. Reste l’avenir :

-  l’avenir de l’Europe : nous allons voir maintenant si les « NON », dans leur diversité, sont capables d’obtenir une renégociation qu’ils ont promise et des améliorations sur lesquelles ils se sont engagés. Sinon, la désillusion à l’égard du politique s’en trouvera aggravée

-  l’avenir de la Gauche en France : pour gagner en 2007, il faudra rassembler la Gauche et, d’abord, rassembler les socialistes. Mais cet impératif ne pourra se concrétiser que dans une double clarté : la clarté démocratique de nos règles communes d’abord ; la clarté de nos convictions et de notre capacité à ne pas renier celles-ci pour des causes conjoncturelles.

Pour ce qui me concerne, je m’efforcerai de travailler à la recherche de cette double clarté.

   
   
         
© 2005 Jean Glavany
Site réalisé avec SPIP