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Deuxième plan pour l’emploi de Dominique de Villepin

 

Pour le gouvernement, le jeune est un salarié gratuit et jetable.

Le Premier Ministre Dominique de Villepin a présenté lundi son deuxième plan pour l’emploi, qui repose toujours sur les mêmes fondements : moins de droits pour les salariés, de nouveaux cadeaux aux entreprises.

Au prétexte de favoriser l’emploi des jeunes, le Premier Ministre vient d’annoncer ce que même le MEDEF n’osait pas rêver : la suppression des cotisations sociales patronales et la mise à bas du Contrat à Durée Indéterminée.

Jusqu’à présent limité aux entreprises de moins de 20 salariés, le « contrat nouvelle embauche » est transformé en « contrat première embauche » pour l’emploi de tout jeune de moins de 26 ans, quelle que soit la taille de l’entreprise. Le droit social est ainsi transformé en précarité généralisée dont les jeunes seront maintenant les premières victimes.

Le Premier Ministre entend ensuite généraliser une exonération de la totalité des cotisations patronales pour toute embauche de jeunes de moins de 26 ans. Un tel dispositif est directement inspiré des contrats jeunes en entreprise, créés en juillet 2002, qui ont favorisé les effets d’aubaine pour les entreprises, et n’ont absolument pas créé d’emploi, le taux de chômage des jeunes étant passé de 19.5 % à 23 % aujourd’hui. Il s’agit donc d’un nouveau cadeau aux entreprises, sans aucune contrepartie à leur charge.

Avec tous les socialistes, je condamne avec la plus grande fermeté ces orientations, qui reviennent à proposer aux jeunes des sous-emplois sans garanties et payés en partie par la collectivité nationale.

Je demande au gouvernement de renoncer à ces projets, refusés par l’ensemble des organisations syndicales, et je mets en garde le Premier Ministre contre sa volonté manifeste d’étendre le dispositif CNE à l’ensemble des salariés et des entreprises.

Face à l’explosion de la précarité et à la grave crise sociale que traverse notre pays, largement imputables à la politique menée par la droite depuis près de quatre ans, il faut travailler la mise en œuvre d’un plan de lutte contre la précarité dans l’emploi par l’institution d’une sécurité professionnelle pour tous les salariés, et une relance du pouvoir d’achat, seule à même de dynamiser la consommation des ménages et de soutenir la croissance et l’emploi.

   
   
         
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