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Journée mondiale de lutte contre le SIDA

 

La journée du 1er décembre rappelle aux citoyens l’urgence d’un combat pour le droit à la santé pour tous, alors que 6700 nouveaux cas de diagnostic VIH ont été répertoriés en 2005 dans notre pays.

Si l’épidémie n’est donc pas vaincue, la vie des séropositifs devient, elle, de plus en plus difficile. Au coût financier qui sanctionne les malades les plus pauvres, s’ajoutent la discrimination et le rejet qui frappent au quotidien.

Face à cette réalité, le bilan du gouvernement est réduit à un discours charitable et aux actions aussi symboliques qu’inefficaces. En 5 ans, aucune mesure forte, aucune initiative politique majeure n’ont été entreprises démontrant que, comme d’autres populations, les malades du Sida sont les oubliés de ces dernières années. Pire encore, la baisse des crédits alloués à la Recherche démontre que le gouvernement compte sur la solidarité des concitoyens dont le pouvoir d’achat est réduit à peau de chagrin pour financer les avancées médicales alors même que son rôle premier serait de soutenir activement les chercheurs qui chaque jour se battent pour redonner espoir aux millions de malades atteints pas le virus.

Toutes les 6 secondes dans le monde, une personne est contaminée par le SIDA et principalement des femmes et des jeunes entre 15 et 24 ans. A l’heure ou la vente de préservatifs, seul moyen de contrer la maladie, décroît, il est temps de réagir pour faire de cette lutte un enjeu national et pour ne pas oublier qu’il n’existe toujours pas de vaccin pour guérir de cette maladie.

Le 1er décembre doit donc être une journée de mobilisation pour les citoyens mais aussi de revendication pour un changement fort de la politique de santé et de solidarité envers les séropositifs.

   
   
         
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