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Ce service public hospitalier doit, pour assurer son avenir dans les Hautes-Pyrénées au service de nos concitoyens, obéir à 4 conditions

Conférence de presse : le service public hospitalier dans les Hautes-Pyrénées

 

Déclaration de Jean GLAVANY le 5-11-2010

Récemment, le Maire de Tarbes m’a prédit dans la presse je cite : « une nouvelle défaite » sur le dossier de l’hôpital. Avant toute chose je veux rappeler que, pour ma part, je ne conçois pas l’avenir de l’hôpital de Tarbes et celui de Lourdes en terme de victoire ou défaite mais plutôt en terme de valeurs. En effet, je me bats pour les services publics en général, élément essentiel de notre modèle social, et pour le service public hospitalier en particulier garant du droit à la santé et de l’accès aux soins pour tous nos concitoyens. Ce service public hospitalier doit, pour assurer son avenir dans les Hautes-Pyrénées au service de nos concitoyens, obéir à 4 conditions :

1. Tout d’abord être un service public hospitalier fort. Or, la construction d’un hôpital unique serait accompagnée de suppressions de lits et d’emplois. Je comprends que des élus, pour des raisons idéologiques, plaident pour une « réduction des capacités » de l’hôpital public bigourdan, une réduction drastique du nombre de lits et des suppressions d’emplois par dizaines. Moi, je m’y opposerai.

2. Ensuite, un service public de proximité. Il est inconcevable qu’il n’y ait plus d’hôpital public ni sur Tarbes ni sur Lourdes et que la majorité des hautes pyrénéens se trouvent éloignés de l’hôpital public. Car l’une des conséquences de la construction d’un nouvel hôpital à Lanne serait la disparition pure et simple des hôpitaux de Tarbes et Lourdes, le Directeur Général de l’ARS l’a confirmé. Pire : si un hôpital neuf devait être construit hors de l’agglomération tarbaise, avec la fermeture de l’hôpital de Tarbes, la clinique privée bénéficierait de transferts d’activités aux détriments de l’hôpital Public qui rendrait encore plus difficile l’équilibre financier de celui-ci. . Ca doit être clair pour tout le monde. Ca aussi je m’y oppose.

3. Un service public hospitalier de proximité, moderne et rigoureux, doit impliquer une complémentarité entre les sites de Tarbes et Lourdes et la disparition des activités miroirs. Il ne s’agit pas de tout conserver à tout prix ! Il s’agit d’être rigoureux et responsable : le service public doit être bien géré, économe de ses moyens, rigoureux dans sa gestion, aménageur du territoire.

4. Enfin, la mise en place d’un partenariat Public/Privé. La santé n’est pas un produit sur un marché où public et privé seraient mis en concurrence. Non, la santé est un droit, un droit pour tous les citoyens. C’est pourquoi les cliniques et les hôpitaux doivent travailler en partenariat pour offrir le meilleur service aux usagers.

Voilà les quatre conditions d’un avenir pérenne du service public hospitalier dans notre département. C’est à la réunion de ces quatre conditions que nous devons tous nous attacher. C’est ce à quoi je m’emploie, hors de toute polémique.

   
   
         
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