Les Questions au gouvernement  
 

 

   

Question au Gouvernement : Etudiants Etrangers

 

Mecredi 02 novembre - Intervention de Jean Glavany à l’Assemblée Nationale

Monsieur le président, je voudrais parler de Sarah. C’est une jeune tunisienne de vingt-six ans, titulaire d’un master 2 en économie de l’université Dauphine, qui a été obligée, alors qu’elle était embauchée dans une entreprise française, de quitter le territoire national. Je voudrais parler de Nabil, jeune marocain de vingt-cinq ans, diplômé d’HEC, qui avait créé deux entreprises... ...et qui a dû les vendre et quitter le territoire national parce qu’il n’avait pas d’autorisation de séjour. Je voudrais parler de Joanna, américaine de vingt-quatre ans, diplômée de Sciences-Po Paris, qui s’est vu proposer par l’entreprise qui voulait la recruter de tricher, c’est-à-dire, faute d’autorisation de travail, de se faire passer pour une étudiante quelques années de plus pour être embauchée comme stagiaire. Ces trois cas, parmi tant de milliers d’autres, sont

les victimes d’une circulaire du 29 mai

dernier visant à limiter les possibilités pour les étudiants étrangers diplômés en France d’obtenir une autorisation de séjour. Les victimes de cette circulaire ont conduit tant la conférence des présidents d’université que la conférence des grandes écoles à émettre des protestations très vives ; le règlement au cas par cas décidé par le ministre de l’enseignement supérieur ne règle qu’un dossier sur cent, ou peut-être sur mille. Or ces étudiants, je tiens à le dire avec une certaine solennité, sont l’honneur de la France. Ils sont le signe du rayonnement de notre pays dans le monde. Le traitement qui leur est infligé n’est pas digne de la République. Voilà pourquoi, avec ma conscience de républicain, je demande tout simplement au Gouvernement d’abroger la circulaire du 29 mai.
   
   
         
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